Schengen doit rester un espace de liberté et de sécurité

L’extrême droite veut rétablir les frontières nationales au cœur de l’Europe : le Mouvement Européen – France appelle à préserver Schengen 

Ce jeudi 8 octobre 2026, à l’Assemblée nationale, l’extrême droite propose de rétablir les frontières nationales au cœur de l’Europe, sous la forme d’une « double frontière ». Derrière cette proposition, c’est l’avenir de l’espace Schengen et de la libre circulation des citoyens européens qui est en jeu. En réalité, ce serait donc la fin de Schengen, un pas de plus vers une Europe forteresse et un recul des droits des citoyens européens.

Le Rassemblement national assure que les citoyens européens ne seront pas concernés. Mais pour contrôler les « étrangers », il faudra bien contrôler tout le monde. Tout cela au nom d’une urgence que les faits démentent : les entrées irrégulières dans l’Union ont baissé de 25 % en 2025 car l’Union européenne s’est dotée de moyens pour mieux maîtriser ses frontières extérieures. Agiter la peur de l’autre face aux crises en Europe, c’est exactement le projet de l’extrême droite : la division entre les peuples.

“Schengen n’a jamais été un abandon de souveraineté. C’est un acte de confiance entre Européens, l’Europe la plus concrète qui soit.” 

Hervé Moritz, président du Mouvement Européen – France

S’inscrivant dans l’engagement historique du Mouvement Européen en faveur d’une Europe qui dépasse les frontières nationales et place les citoyens au cœur de la construction européenne, nous proposons de préserver Schengen.

Notre première exigence, c’est le respect de la libre circulation des personnes dans un espace de sécurité : un acquis majeur de la construction européenne et l’expression la plus concrète de notre citoyenneté commune.

Car circuler librement, c’est bien plus que passer une frontière : c’est ce qui relie les peuples, ce qui permet d’étudier, de travailler, d’aimer et de vivre les uns chez les autres. C’est pourquoi les contrôles aux frontières intérieures doivent rester exceptionnels, proportionnés et limités dans le temps. C’est aussi pourquoi nous demandons aux États de dépasser les réflexes nationaux pour faire vivre cet espace commun, au lieu de le défaire.

L’Union européenne n’a pas besoin de nouvelles barrières entre ses citoyens. Elle a besoin de plus de confiance entre eux. C’est cela, la souveraineté européenne.

 

 

Contact : Antoine Chabal, délégué général du Mouvement Européen – France /  antoine.chabal@mouvement-europeen.eu